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	<title>Des résultats qui parlent &#8211; Biosurveillance</title>
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	<description>Des organismes vivants aident &#224; caract&#233;riser un risque de pollution environnementale.</description>
	<lastBuildDate>Mon, 03 Jul 2023 14:27:59 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Des résultats qui parlent &#8211; Biosurveillance</title>
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		<title>Ce que les bio-indicateurs disent des pesticides dans l&#8217;eau souterraine</title>
		<link>https://www.biosurveillance.be/ce-que-les-bio-indicateurs-disent-des-pesticides-dans-leau-souterraine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie Cors]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Aug 2022 14:51:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Des résultats qui parlent]]></category>
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					<description><![CDATA[Les eaux souterraines sont la principale source d’eau potable en Wallonie. Les préserver de la pollution chimique diffuse est un défi pour nos sociétés du XXIème siècle. L’idée de notre projet est de disposer d’un indicateur qui soit le plus en amont possible d’une contamination des eaux. Quand les polluants sont dans les eaux souterraines, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les eaux souterraines sont la principale source d’eau potable en Wallonie. Les préserver de la pollution chimique diffuse est un défi pour nos sociétés du XXIème siècle. L’idée de notre projet est de disposer d’un indicateur qui soit le plus en amont possible d’une contamination des eaux. Quand les polluants sont dans les eaux souterraines, il est trop tard pour agir.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-810 alignleft" src="https://www.biosurveillance.be/wp-content/uploads/2023/07/D4_eau-ssterraine-V2-300x222.jpg" alt="" width="300" height="222" /></p>
<p>Mais dans l’environnement, les influences sont multiples. Tout mesurer est couteux, complexe et parfois impossible à interpréter. Comme les êtres vivants ont la capacité d’intégrer au fil de leur vie tous les événements qui affectent leur milieu, nous les utilisons comme des témoins de la qualité de l’environnement. C’est ça la biosurveillance ! Dans ce projet, nous avons cherché des <strong>sentinelles capables de nous donner une idée de la pollution de l’environnement par les pesticides</strong>. Les pesticides sont en effet source d’inquiétude : les compagnies productrices d’eau potable doivent parfois abandonner des captages trop pollués.</p>
<p>Pour notre étude, l’environnement de <strong>deux grands captages</strong> d’eaux souterraines a été étudié : les galeries du <strong>Néblon</strong> (Ouffet, Durbuy) et les galeries de <strong>Hesbaye</strong> (Donceel, Awans). Leur réalité est bien différente : les eaux du Néblon sont de très bonne qualité, contenant très peu de pesticides, tandis que celles de Hesbaye sont plus fortement touchées, tout en restant conformes aux normes. Nous cherchions des situations contrastées pour tester la robustesse de nos indicateurs. Il faut noter que les captages étudiés se trouvent en zone karstique, dans des calcaires bien fracturés : les connections entre l’eau de surface et l’eau souterraine sont nombreuses… et font courir des risques aux ressources.</p>
<p>Pour caractériser l’environnement de manière transversale, sans attendre que la pollution soit dans l’eau, nous avons proposé d’étudier tous les compartiments : <strong>air, sol, eau de surface</strong>.</p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-809 alignleft" src="https://www.biosurveillance.be/wp-content/uploads/2023/07/D1_Ruche-scaled-1.jpg" alt="" width="267" height="300" />Nous avons choisi d’utiliser les <strong>abeilles</strong> comme des capteurs de la pollution de l’air. Nous avons étudié quels pesticides étaient présents dans les ruches installées dans les deux sites d’études. Les <strong>vers de terre</strong> sont, eux, les témoins de ce qui se passe dans le sol. Nous les avons cherchés, dénombrés et déterminés dans plusieurs parcelles agricoles. L’étude de la <strong>végétation aquatique</strong> (plantes, mousses et algues, même microscopiques) permet d’observer quelles espèces disparaissent du cortège et à quels endroits des rivières. Nous utilisons également les espèces résistantes comme indicatrices de pollution.</p>
<p>Le projet a été le support de multiples <strong>communications</strong>, à destination des agriculteurs prioritairement, mais également à travers une balade audio-guidée tout public, des animations scolaires, l’installation de panneaux d’information à proximité des captages, des publications dans la presse et dans divers périodiques, des participations à des colloques et réunions techniques, des visites guidées sur le terrain et l’alimentation du site biosurveillance.be. <img decoding="async" class="size-medium wp-image-808 alignright" src="https://www.biosurveillance.be/wp-content/uploads/2023/07/D2_vers-de-terre-scaled-1.jpg" alt="" width="300" height="252" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ce que disent les bioindicateurs</strong></p>
<p>Il y a plus de pesticides dans les ruches de Hesbaye, tant en nombre de molécules différentes qu’en concentration. Les pesticides échantillonnés par les abeilles reflètent l’environnement local de chaque rucher, selon les lieux butinés par les abeilles. La <strong>biosurveillance par l’abeille</strong> a montré sa capacité à jouer le rôle de capteur de pesticides présents dans l’air, <strong>assez sensible</strong> pour répondre aux niveaux de pression différents par les pesticides d’un site à l’autre.</p>
<p>Les vers de terre ne sont pas moins nombreux en Hesbaye, leur abondance est qualifiée de moyenne dans les 2 sites d’étude. Par contre, la biomasse est supérieure dans le bassin du Néblon par rapport à la Hesbaye. Les pratiques agricoles ne diffèrent pas d’un bassin à l’autre, dès lors, <strong>l’indicateur vers de terre</strong> appliqué aux cultures montre <strong>peu de différence d’un contexte à l’autre</strong>. C’est plutôt la proportion de parcelles cultivées et de parcelles couvertes de prairies et de forêts qui distingue les deux zones d’étude. Les vers de terre ont cependant un <strong>atout à jouer pour ouvrir aux questions de biodiversité</strong> <strong>et de carbone dans les sols</strong>, dont on sait également les interactions avec le piégeage et la dégradation de pesticides, sans parler du rôle en matière climatique.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-807 alignleft" src="https://www.biosurveillance.be/wp-content/uploads/2023/07/D3_eau-de-surface-300x265.jpg" alt="" width="267" height="236" />La <strong>végétation aquatique</strong> <strong>est très révélatrice des niveaux d’eutrophisation</strong>, bien plus problématiques en Hesbaye que dans le Néblon où les problèmes d&rsquo;eutrophisation sont ponctuels. L’analyse des diatomées (algues microscopiques) a permis de pointer les lieux dégradés par la présence de pesticides. Les groupements de <strong>diatomées résistantes aux pesticides</strong> sont présents dans 6 stations sur 29 dans le Néblon, et dans 4 stations sur 5 en Hesbaye.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Choisir de suivre un bioindicateur est une manière naturellement intégrée d’identifier les points forts et les points faibles de l’environnement qui produit l’eau exploitée. C’est un outil à partir duquel certaines actions concrètes peuvent être proposées. En fait, l’eau souterraine intègre aussi dans le temps et dans l’espace l’historique des pollutions de surface. Les bioindicateurs sont en outre d’excellents supports de communication.</p>
<div class="saboxplugin-wrap" itemtype="http://schema.org/Person" itemscope itemprop="author"><div class="saboxplugin-tab"><div class="saboxplugin-gravatar"><img alt='Marie Cors' src='https://secure.gravatar.com/avatar/b3b6bc90deb6ded19fa11b88dc231c96?s=100&#038;d=mm&#038;r=g' srcset='https://secure.gravatar.com/avatar/b3b6bc90deb6ded19fa11b88dc231c96?s=200&#038;d=mm&#038;r=g 2x' class='avatar avatar-100 photo' height='100' width='100' itemprop="image"/></div><div class="saboxplugin-authorname"><a href="https://www.biosurveillance.be/author/marie-cors/" class="vcard author" rel="author"><span class="fn">Marie Cors</span></a></div><div class="saboxplugin-desc"><div itemprop="description"></div></div><div class="clearfix"></div></div></div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Qualité de vos sols : comparez vos&#8230; vers de terre !</title>
		<link>https://www.biosurveillance.be/qualite-de-vos-sols-comparez-vos-vers-de-terre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie Cors]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Oct 2021 10:41:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Des résultats qui parlent]]></category>
		<category><![CDATA[Vers de terre]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour parler des sols, Eco-Impact a choisi d’aller directement interroger ceux qui y sont installés et qui en dépendent : les vers de terre. Bioindicateurs reconnus depuis de nombreuses années, ils intègrent tous les événements, positifs et négatifs, de la vie de la parcelle pour nous en raconter la qualité globale. Ici nous proposons, en première [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour parler des sols, Eco-Impact a choisi d’aller directement interroger ceux qui y sont installés et qui en dépendent : les vers de terre. Bioindicateurs reconnus depuis de nombreuses années, ils intègrent tous les événements, positifs et négatifs, de la vie de la parcelle pour nous en raconter la qualité globale.</p>
<p>Ici nous proposons, en première approche, d’étudier un seul indicateur : le nombre de vers par m² (c’est-à-dire l’abondance totale). Il existe d’autres indicateurs, qui reposent sur la présence des différentes espèces de vers de terre. Ces indicateurs demandent donc d’observer les vers et de les trier selon leur appartenance à un groupe, parmi 3 groupes principaux : les vers qui vivent à la surface (appelés épigés), ceux qui vivent dans des galeries verticales (anéciques), et ceux qui vivent en profondeur (endogés).<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a></p>
<p>L’avantage de l’utilisation de ce bioindicateur est sa facilité et sa gratuité : vous pouvez aisément appliquer vous-même le protocole suivant. Il a été élaboré par l’Université de Rennes, qui a mis sur pied un observatoire participatif des vers de terre<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Pour être représentatif de l&rsquo;activité des vers de terre, l&rsquo;échantillonnage doit être réalisé en dehors des mois les plus secs, pendant lesquels les vers de terre réduisent leur activité. Idéalement, vous le pratiquerez d&rsquo;octobre à avril, sur un sol non gelé, non enneigé et non gorgé d&rsquo;eau (ressuyé).</p>
<p>Le <strong>protocole</strong> s’appelle le <strong>Test Bêche Vers de Terre</strong>.</p>
<p>Pour chaque parcelle, il est nécessaire de chercher tous les vers de terre de 6 blocs de sol de 20 cm sur 20 cm de côté et de 25 cm de profondeur, creusés à la bêche. On travaille séparément, bloc par bloc, selon la disposition de la figure 1 (valable pour les grandes cultures et les prairies).</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-706" src="https://www.biosurveillance.be/wp-content/uploads/2023/07/fig-1-6-blocs-300x221.png" alt="" width="300" height="221" /></p>
<p><em>Fig. 1 : disposition des blocs – application du Test Bêche Vers de Terre. Source : Observatoire participatif des vers de terre. </em></p>
<p>Le protocole détaillé est accessible <a href="https://ecobiosoil.univ-rennes1.fr/page/protocole-participatif-test-beche-vers-de-terre">ici</a>. De manière simplifiée, vous avez besoin de :</p>
<ul>
<li>1 bêche</li>
<li>2 grands bacs plastiques vides (60/40/40 cm)</li>
<li>1 boite plastique blanche (20/10/10)</li>
<li>réserve d’eau</li>
</ul>
<p>Si vous travaillez à plusieurs en même temps, il faudra disposer chacun de la liste ci-dessus. En effet, il faut compter les vers de terre de chaque bloc de sol séparément.</p>
<p><strong>Un mode opératoire simple mais qui demande un peu de temps</strong></p>
<p>L’objectif est d’extraire le bloc de sol de 20 sur 20 sur 25 cm assez rapidement, sans piétiner avant de creuser. On dépose la terre extraite dans l’un des grands bacs. Ensuite, on l’émiette à la main, petit à petit, dans le deuxième grand bac. L’émiettage prend du temps (environ 45 minutes pour 1 bloc de sol). Il faut en effet briser toutes les mottes jusqu’à un diamètre de 1 cm. Chaque ver de terre trouvé (ou morceau de ver) est déposé dans la boite blanche dans laquelle on a mis 3 cm d’eau au fond.</p>
<p>Il faut ensuite compter le nombre de vers de terre pour chaque bloc de sol. L’idéal, pour gerder une trace de son observation et la partager par exemple, est aussi de faire une photo du groupe de vers de terre de chaque bloc, avec une pièce de 1 EURO comme échelle, dans une boîte blanche sans eau.</p>
<p>Quand on a fini les 6 blocs, il faut faire la moyenne (diviser la somme des résultats par 6). Cette valeur donnera le nombre moyen de vers de terre par bloc. Pour obtenir le nombre de vers de terre par m² de parcelle, il faut multiplier cette moyenne par 25.</p>
<p><strong>Comparez vos résultats ! </strong></p>
<p>Nous avons appliqué ce protocole dans le cadre de l’étude de biosurveillance menée dans le bassin du Néblon (communes de Ouffet, Durbuy et Clavier) et en Hesbaye (communes de Awans, Donceel, Jeneffe), ce qui permet de comparer vos résultats à ceux de parcelles situées dans un même contexte biogéographique et agricole.</p>
<p>Les résultats peuvent être interprétés selon l’échelle ci-dessous (figure 2).</p>
<p><a href="https://www.biosurveillance.be/wp-content/uploads/2023/07/fig-2-interpretation.bmp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-703" src="https://www.biosurveillance.be/wp-content/uploads/2023/07/fig-2-interpretation.bmp" alt="" width="730" height="193" /></a></p>
<p><em>Fig. 2 : échelle d’interprétation des résultats obtenus par comptage des vers de terre présents dans les 6 blocs de sol d’une parcelle.</em></p>
<p>Nos observations ont été réalisées en 2020 et 2021, dans un total de 22 parcelles (figure 3). 10 d’entre-elles appartiennent à la catégorie d’abondance faible, c’est-à-dire qu’on y a compté entre 21 et 151 vers de terre par m². 8 parcelles ont montré une abondance moyenne (de 151 à 300 vers de terre par m²) et seulement 4 parcelles appartiennent à la classe d’abondance élevée (entre 301 et 600 vers de terre par m²). Aucune parcelle ne se situe dans la catégorie très faible, ni dans la catégorie très élevée.</p>
<p><a href="https://www.biosurveillance.be/wp-content/uploads/2023/07/fig-3-result.bmp"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-705" src="https://www.biosurveillance.be/wp-content/uploads/2023/07/fig-3-result.bmp" alt="" width="674" height="345" /></a></p>
<p><em>Fig. 3 : nos résultats, classés par nombre de parcelle dans chaque catégorie d’abondance. 10 parcelles ont une faible abondance, 8 parcelles ont une abondance moyenne et 4 parcelles ont une abondance élevée. </em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>A vous maintenant de tester votre parcelle, et de partager vos résultats avec nous !</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Source : Observatoire Participatif des Vers de Terre :<br />
<em>&#8211; Les <strong>épigés</strong> : de petite taille, très colorés, ils vivent à la surface du sol, dans la litière de feuilles ou tout amas de déchets organiques en décomposition (tas de fumier ou compost par ex.) qu’ils décomposent ;<br />
&#8211; Les <strong>anéciques</strong> : de grande taille, ils vivent dans le sol dans des galeries +/- verticales et viennent se nourrir à la surface des matières organiques en décomposition. Il existe deux groupes chez les anéciques : celui des <strong>épi-anéciques</strong> et celui des <strong>anéciques stricts</strong><strong> ;<br />
</strong>&#8211; Les <strong>endogés</strong> : de couleur rose à très pâle, ils vivent dans le sol sans remonter à la surface.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <a href="https://ecobiosoil.univ-rennes1.fr/OPVT_presentation.php">https://ecobiosoil.univ-rennes1.fr/OPVT_presentation.php</a> consulté le 26/10/2021</p>
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